2022, c’est demain

Publié le 01/02/2017

2022, c’est demain
La date est déjà dans toutes les têtes : le 22 fé­vrier pro­chain s’ou­vri­ront les né­go­cia­tions de la pro­chaine conven­tion phar­ma­ceu­tique. Je n’in­sis­te­rai pas ici sur l’im­por­tance de ce texte pour la pro­fes­sion (lire « L’in­ter­view » de Phi­lippe Gaert­ner). Non, je vou­drais vous par­ler d’un autre en­jeu, tout aussi im­por­tant, qui lui suc­cé­dera presque im­mé­dia­te­ment : l’élec­tion pré­si­den­tielle.
De­puis le dé­but de cette cam­pagne à la man­da­ture su­prême, la santé a joué – pour la pre­mière fois de­puis trop long­temps – un rôle de pre­mier plan. Dé­rem­bour­se­ments, fran­chises, pe­tit ou grand risque, ac­cès aux soins, dé­serts mé­di­caux ou phar­ma­ceu­tiques, ces ques­tions ont in­vesti d’un coup le dé­bat pu­blic, ce qui est une ex­cel­lente chose. Car la phar­ma­cie est évi­dem­ment au cœur de cette santé de proxi­mité que les Fran­çais ap­pellent de leurs vœux. Reste à sa­voir si les po­li­tiques en sont plei­ne­ment conscients.

C’est pour cette rai­son que nous avons en­tamé un cycle de ren­contres avec les équipes des prin­ci­paux can­di­dats à la pré­si­den­tielle pour leur prou­ver qu’en ma­tière de soins, l’of­fi­cine est in­con­tour­nable… si tou­te­fois ils n’en n’étaient pas déjà per­sua­dés !
À l’heure des grands choix stra­té­giques qui gou­ver­ne­ront les cinq an­nées à ve­nir, la voix des phar­ma­ciens doit se faire en­tendre dans le brou­haha po­li­tico-mé­dia­tique. Pour ce faire, nous nous do­tons d’un nou­vel ou­til : le site Mapharmacie2022.​fr – qui aura été mis en ligne à l’heure où vous li­rez cet édito – vous per­met­tra d’avoir ac­cès à un état des lieux de toutes les pro­po­si­tions des prin­ci­paux can­di­dats en ma­tière de santé, no­tam­ment de phar­ma­cie d’of­fi­cine, et d’agir en connais­sance de cause. Il com­pren­dra éga­le­ment une com­pi­la­tion de l’in­té­gra­lité des contacts que vos élus syn­di­caux au­ront eus au ni­veau lo­cal avec les dé­pu­tés, les sé­na­teurs et les maires, au­tre­ment dit tous ceux sus­cep­tibles d’in­fluen­cer les can­di­dats à l’élec­tion pré­si­den­tielle dans la bonne di­rec­tion, celle que nous et beau­coup d’autres pré­co­ni­sons : nous don­ner les moyens d’amé­lio­rer la qua­lité des soins et le main­tien de l’ac­ces­si­bi­lité des of­fi­cines.

David PERARD
Président de la commission Communication de la FSPF

Editorial du Pharmacien de France
Février 2017